Et si les eaux usées, qui sortent de nos stations d’épuration, étaient mieux valorisées? C’est l’objectif fixé par TreaTech, une jeune entreprise lancée sur le site de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) il y a un an.

«Nous développons une technologie qui permettra de transformer les boues d’épuration en eau douce, en biogaz pour produire de l’électricité ou pour desservir les nouvelles solutions de mobilité et en engrais naturels destinés à l’agriculture», explique Frédéric Juillard, le directeur de cette nouvelle start-up.

Mieux valoriser les déchets

Depuis 2006, les boues d’épuration sont déshydratées en Suisse avant d’être incinérées, ce qui consomme beaucoup d’électricité.

«Notre but est donc de créer une nouvelle forme de revenus tout en réduisant les risques de contamination», ajoute le jeune dirigeant.

Un brevet a déjà été déposé par TreaTech et plus d’un demi-million de francs ont été levés auprès d’investisseurs.

«Nous avons suffisamment d’argent pour deux ans. Nous travaillons encore sur notre prototype. La mise sur le marché est prévue pour 2020», souligne Frédéric Juillard.