Au cœur des Alpes, d’immenses serveurs tournent à plein régime dans d’anciens bunkers militaires. Des centres de données ultrasécurisés poussent aux abords des grandes villes, surveillés par un dispositif de caméras et de lecteurs d’empreintes digitales.

Depuis les révélations de l’affaire Snowden, la Suisse est en passe de devenir le nouveau coffre-fort numérique du monde.

Tradition de la discrétion suisse

La loi suisse de protection des données est similaire à celles des autres pays européens. Mais contrairement aux Etats-Unis ou à la France, notre pays refuse tout contrôle administratif sur les données.

Lors de procédures pénales, l’accès est légalement encadré. Les données stockées ont également le droit d’être chiffrées au niveau le plus élevé.

Croissance exponentielle

Ces centres s’adressent aussi bien aux gouvernements qu’aux entreprises ou aux organisations pour conserver et protéger leurs données confidentielles. On estime que la surface de ces centres a augmenté de 63% de 2011 à 2015 en Suisse.

Avec quelque 129 000 m2, la capacité de stockage du pays, exprimée par habitant, est la deuxième en Europe, juste derrière l’Irlande.